Migration vers Windows 7 / 8 et Virtualisation du poste de travail !

Le Support de Windows XP prendra fin le 8 avril 2014 !

D’ici là, nous devons trouver un moyen de gérer la compatibilité applicative de façon à assurer la mise à disposition des applications sur la plateforme cible qu’est Windows 7 et dans un futur proche Windows 8 !

De nombreuses méthodes existent, commençant par la montée en version des applications, leur remplacement, la remédiation de celles-ci, …, mais aussi et bien sûr : la virtualisation applicative et la virtualisation du poste! Nous nous pencherons sur cette dernière au cours de cet article.

Un projet de migration de système d’exploitation client ?

C’est donc le moment idéal pour regarder de plus près sur ces méthodes et de se demander si l’implémentation de ce type de solution de déploiement est viable.

Avant d’entrer plus en détails dans le sujet reprenons ensemble quelques définitions des différentes techniques de virtualisation de bureau auxquelles je ferai référence tout au long de cet article:

  • L’hébergement de Postes de travails au sein du Datacenter – plus communément appelé Virtual Desktop Infrastructure (VDI). Le fonctionnement est simple : une machine virtuelle est exécutée sur une infrastructure hébergée dans le Datacenter. Cette machine virtuelle exécute un système d’exploitation client Windows, l’affichage est ensuite effectué à distance par le réseau sur à peu près tout périphérique choisit par l’utilisateur.
  • Hébergement de Postes de travails coté client – diversement dénommés «Offline VDI», « local VDI », « hyperviseur client » et ainsi de suite. La machine virtuelle est, dans ce cas, exécuté localement coté client, ce qui signifie généralement qu’il faut un ordinateur puissant: un PC ou un Mac portable ou de bureau. Avec la VM (Virtual Machine) hébergée coté client, l’utilisateur n’a pas besoin d’être connectés en permanence au Datacenter.
  • Terminal Server – . « Virtualisation de session » également connu sous le nom « hôte de session Bureau à distance » dans ce cas, un nombre « important » d’utilisateurs se connectent à distance à un serveur Windows afin d’obtenir Bureau à distance permettant l’accès au bureau et applications installées sur le serveur. Cette solution offre une densité d’utilisateurs par machine beaucoup plus élevés et des coûts inférieurs aux précédentes solutions. Cependant cette solution nécessite une gestion fine de la compatibilité des applications (lié à la cohabitation). Le « Terminal Server » offre également un faible niveau de personnalisation qui peut conduire à une certaine résistance de la part des utilisateurs.

Pourquoi virtualiser le bureau?

Vous lisez cet article, donc vous devez bien être conscients des avantages de la virtualisation, en particulier liées à la gestion et la consolidation des serveurs. Toutefois, les avantages de la virtualisation de bureau sont plus vastes et potentiellement beaucoup plus poussés de sorte qu’il est utile de les expliciter plus en détail. Prenons quelques exemples !



Sécurité

La consolidation du bureau Windows ou «clients» dans une machine virtuelle au sein du Datacenter permet de limiter la quantité de données confidentielles et d’applications qui pourraient être piraté et/ou compromises par leur présence physique sur un poste « End User ». Cette méthode de virtualisation réduit donc considérablement la surface d’attaque et la possibilité de perte de données (de façon intentionnelle ou accidentelle).

En outre, l’accès aux postes Windows et aux applications peut être contrôlé bien plus finement puisque dans ce cas, tout est centralisé dans un endroit sûr.

La mise en place de politiques d’accès et d’autorisations sont aussi possibles en fonction de l’emplacement de l’utilisateur, l’appareil, la méthode de saisie, de jeton de sécurité, authentification multi-facteurs, les adhésions du groupe et bien plus encore.

L’utilisation de la virtualisation du poste de travail au sein du Datacenter ou directement sur le poste client permet donc d’implémenter de nouvelles politiques sécuritaires (accès, données, applications, ..) qui, ne pouvaient pas être implémentées de façon simple et/ ou efficace lors de l’utilisation d’environnement physiques.

Mobilité

La dé corrélation du bureau, des applications, des données et des configurations de l’environnement physique permet donc maintenant un accès au bureau depuis tout type de périphériques via tous types de méthodes.

Le bureau est donc maintenant accessible à partir de dispositifs qui ne peuvent normalement pas exécuter Windows en mode natif – iPads, tablettes Android, stations de travail Linux et Mac, clients légers, et même les Smartphones, la liste est encore longue !

Agilité

La virtualisation de postes permet à une entreprise de standardiser et consolider ses environnements Windows, permettant les mises à jour rapides et centralisées, le déploiement de nouvelles applications, de correctifs de sécurité, …

Coté « End-User » il y a également de nombreux gains d’agilité liés l’implémentation de bureaux virtuels, parlons par exemple d’une tendance qui pousse de plus en plus fort en entreprise : le BYOC (Bring Your Own Computer), les utilisateurs pourront donc choisir leur environnement physique PC ou Mac.

Enfin, la virtualisation de bureau prévoit pas son architecture une gestion de la « continuité des affaires » accrue, lié entre autre à la gestion de la tolérance aux pannes, les utilisateurs peuvent être productifs n’importe où sur n’importe quel appareil, même si leur lieu de travail habituel est fermé en raison de catastrophes naturelles, de pandémies, de terrorisme, …

Quel est le coût? Quel est le ROI?

L’adoption du VDI a été plus lente que prévu pour des raisons principalement économiques.

Le fait est que la mise en œuvre bureaux virtuels requiert un investissement important en matériel et en licences, tout en exigeant un changement important du schéma directeur informatique.

Les coûts initiaux sont élevés, surtout si vous allez vers le modèle le plus simple qui est de donner à chaque utilisateur d’une machine virtuelle assignée en permanence.

Il faut du temps pour voir le retour sur investissement qui s’appuie sur plusieurs points:

  • Gestion facilitée
  • Réduction du help desk
  • Une disponibilité accrue (continuité de service)
  • Accélération du déploiement des mises à jour et des applications
  • Possibilité de remplacer les points de terminaison avec des appareils à faible coût.
  • Renforcement de la sécurité

Pour certaines organisations ces avantages donnent un ROI immédiat – les agences de gouvernement militaire et hautement sécurisée ont été parmi les premiers à adopter VDI car les avantages liés à la sécurité ont facilement compensés l’investissement initial.

Beaucoup d’autres organisations tentent de trouver un équivalent au VDI avec par exemple l’implémentation d’infrastructures Terminal Server (qui pourrait dans certains cas leur donner un résultat équivalent à un coût beaucoup plus faible).

Quoi qu’il en soit, le coût d’implémentation d’infrastructures VDI diminue en partie grâce à l’évolution des technologies. Il est donc de plus en plus simple d’obtenir un ROI significatif entre autres avec les avancées suivantes :

  • Création de Pools de poste de travail virtuels – plutôt que d’avoir des VM en permanence affectés à chaque utilisateur, il est maintenant possible de travailler sur de la superposition de profils utilisateur. Il est donc possible de ne sauvegarder que le profil (Utilisateur Windows, configuration, application, modifications, …) de la machine afin de pouvoir le réappliquer a une nouvelle machine. Les machines deviennent donc jetables et non permanentes.
  • Solid State Disks (SSD) – Ces disques durs sont en mesure d’offrir des performances élevées à une fraction du coût des périphériques SAN traditionnels basés sur des disques « classiques ». Le cout du stockage SSD baisse de jour en jour et l’implémentation de disques SSD sur des infrastructures VDI devient envisageable et permettrait une réduction du nombre de périphériques de stockage au sein des baies, donc une réduction des couts de maintenance, …

Migration vers Windows 7 / 8?

En plus de tous les avantages énumérés ci-dessus, la virtualisation de bureau vous donne un moyen rapide de déployer Windows 7 sur vos postes de travail.

Une fois le « Master » créé, il peut être rapidement dupliqué et déployé à tous les utilisateurs, il sera en plus accessible à distance depuis n’importe quel appareil, y compris ceux qui ne peuvent pas directement exécuter Windows 7.

Avec une telle stratégie de déploiement «simplifiée », la question est:

Pourquoi devriez-vous attendre ?

Windows 8 est susceptible d’être rendu public en version RTM au début de 4ème trimestre 2012, si le calendrier de Microsoft, traditionnellement utilisé par Microsoft s’applique comme lors du lancement de Windows 7.

Conclusion

La virtualisation de Bureaux Windows apporte une large gamme de prestations, une d’entre elles et non des moindres est la facilité de déploiement de postes Windows 7 et, dans le futur , le déploiement de Windows 8.

De nombreuses solutions existent afin de mettre Windows 7 dans les mains de l’utilisateur final, chacune avec leurs avantages et inconvénient ! Les départements informatiques ne devrait pas retarder une stratégie de migration et d’attendre pour Windows 8, car la migration de XP à 7 nécessitera une planification beaucoup plus d’investissement que le passage de 7 à 8. Le travail ne sera donc pas perdu! de plus, l’intégration rapide de Windows 8 permettra d’assurer un ROI tout en conservant ce système sur une durée proche de la durée maximale de support fourni par Microsoft.

L’implémentation d’infrastructures de virtualisation de postes de travail pourrait donc trouver son avantage lors de projets de migration de système d’exploitation client (gestion de la compatibilité, redéfinition des stratégies de sécurité, …) , qui plus est, le ROI d’une telle solution se retrouverait accéléré par la limitation des couts de remplacement du matériel, de la remédiation applicative, de la mise en œuvre d’une infrastructure de déploiement et de télédistribution, …



Source : Virtual-Strategy Magazine

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